PME

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par Dianne Rinehart, Decembre 2005,

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Nous avons tous besoin de soutien. Toutefois, la plupart des propriétaires de PME ont peur de le demander ou croient qu'ils n'ont pas le temps de le chercher. Des experts font part des outils auxquels les petites entreprises ont accès pour commencer leur travail.

GOUVERNEMENT

Les gouvernements provinciaux et fédéral proposent plusieurs réseaux de soutien et d'excellents sites Web aux propriétaires de petites entreprises qui vous permettent de démarrer une entreprise, de résoudre des problèmes, de commercialiser un produit et même d'obtenir des contrats du gouvernement.

Une recherche rapide sur Google vous mènera à plusieurs de ces sites. Voici toutefois certaines adresses très intéressantes :

Le site « Entreprises Canada » du gouvernement fédéral à l'adresse http://entreprisescanada.gc.ca/ traite des thèmes comme les étapes du démarrage d'entreprise, les recherches sur le marché, la planification des activités, les conseils sur l'enregistrement, les informations par secteur, l'impôt et les taxe, en plus d'offrir des renseignements sur la propriété intellectuelle, la recherche et le développement de produits, des conseils pour l'embauche de personnel et plus encore. Le site suggère également un atelier en ligne sur la petite entreprise, un plan d'affaires interactif et un guide sur la façon de vendre au gouvernement. Au bas de la page d'accueil, vous trouvez les drapeaux des provinces et des territoires. D'un simple clic, vous accédez aux pendants provinciaux et au soutien local. Vous avez également accès à des experts du gouvernement qui vous aideront à résoudre les problèmes.

Ou encore, accédez au site Web de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada à l'adresse http://www.tpsgc.gc.ca/sme à l'intention des PME qui propose des renseignements spécifiques sur la façon de soumissionner aux contrats du gouvernement. Pour poser des questions directement, composez le1 800 811-1148. Le site indique également les séminaires que les gouvernements organisent dans votre région sur la façon de faire affaire avec ces derniers, indique le porte-parole Mario Baril.

UNIVERSITÉS

Les universités associées aux écoles de commerce offrent des consultations gratuites avec des étudiants en administration, où il est possible d'obtenir, pour un coût minime, des programmes de suivi spécifiques. À Queen's School of Business de Kingston, par exemple, une équipe d'étudiants vous rencontre, identifie le problème, tente de trouver la solution et soumet une proposition d'affaire qui indique ce qui doit être fait, et ce, sans frais. Si vous voulez que ces derniers effectuent un suivi de la proposition, les frais sont de 200 $ pour chaque 21 heures, « à peu près ce qu'ils factureront à l'heure une fois diplômés, » indique John Pliniussen, directeur, de Queen's Business Consulting.
« Il ce peut que ce soit la première fois que les propriétaires d'entreprise reçoivent des conseils objectifs dans ces domaines, » mentionne monsieur Pliniussen. « En définitive, il existe des conseils gratuits pour les gens qui croient avoir un défi à relever en gestion ou en marketing. »

CONSEILLERS FINANCIERS ET FIDUCIAIRES

Ce sont les personnes qui s'occupent de nettoyer les pots cassés de 80 pour cent des petites entreprises qui échouent. Et, au fil des ans, ils ont appris à reconnaître les manquements des entreprises. Ne serait-il pas incroyable de leur permettre de vérifier vos registres afin qu'ils vous avertissent des endroits problématiques avant que votre entreprise ne fasse faillite indique monsieur Pliniussen. Considérez cela comme un examen de santé annuel, mentionne-t-il. « Leur travail consiste à repérer les problèmes avant qu'il ne soit trop tard. » Plutôt que de dépenser 200 $ pour un bon souper et une bouteille de vin, engagez un expert vérificateur.

Si vous n'avez pas de conseiller financier, demandez des recommandations de votre gérant de banque ou de vos contacts, ou consultez l'entête Syndics de faillites dans votre annuaire téléphonique.

LOGICIEL

Les sites du gouvernement proposent des plans d'affaires interactifs. Mais monsieur Pliniussen recommande également le logiciel Business Plan Pro and Marketing Plan Pro par PaloAlto Software (http://www.paloalto.com). « Il vous indique la façon d'élaborer un plan d'affaires étape par étape, » mentionne monsieur Pliniussen qui utilise également Marketing Plan Pro. « Chacun parle de l'importance de la planification, mais personne ne le fait, » souligne-t-il. Les agents financiers voudront voir un plan avant de vous accorder un prêt.

Alors que vous élaborez le plan, vous pouvez appeler les numéros des experts-conseils des écoles commerciales ou les Centres des services aux entreprises partout au pays pour recevoir des conseils lorsque vous vous butez à un problème.

ASSOCIATIONS

« Les associations sont fantastiques pour plusieurs raisons, » indique Beckie Reuber, professeure agrégée de Rotman School of Management de l'University of Toronto. Elles donnent des conseils, rompent l'isolement qui accompagne le propriétaire d'une PME au sein d'un parc industriel, offrent un soutien émotionnel et un réseau social. « Elles sont une source inestimable de personnes-ressources, » mentionne-t-elle. «Curieusement, ce ne sont pas les personnes que vous connaissez, mais la personne que ces dernières vous permettent de rencontrer qui vous aide beaucoup. »

Par où commencer?

Commencez par les services locaux, indiquent madame Reuber et monsieur Pliniussen, avec votre club « Rotary » local (http://www.rotary.org/), la Chambre de commerce (http://www.chamber.ca) ou le Centre des services aux entreprises dans votre région.

Ces associations proposent régulièrement des dîners causerie, payables lors de la participation, avec des conférenciers afin de discuter des questions commerciales ainsi que des réseaux d'autres propriétaires d'entreprises avec lesquels il est possible de partager les problèmes et les solutions de votre entreprise. « Les entrepreneurs accordent souvent beaucoup d'importance aux conseils des autres entrepreneurs, » indique madame Reuber, par rapport à ceux des conseillers et des spécialistes du gouvernement. Il y a également des organisations nationales à considérer, telles que l'Association canadienne des entreprises familiales (CAFE) (www.cafeuc.org) et la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (www.cfib.ca) qui ont toutes deux des sites Web excellents pour venir en aide aux membres et aux personnes non membres.

CAFE, qui a été mis sur pied il y a 21 ans, propose aux membres un petit groupe de consultation entre égaux. « Nous nous assurons qu'il n'y a pas de conflit d'intérêt, » parmi les membres de chaque groupe, indique le directeur général de CAFE, Lawrence Barns. « Les membres passent probablement la moitié de leur temps à discuter de thèmes éducationnels. Ils apprennent entre eux dans un milieu de partage et d'auto découverte qui les aide à grandir. » L'organisation désigne des modérateurs dans chacun des groupes — certains d'entre eux font partie du groupe depuis 20 ans. Tous les thèmes peuvent être abordés que ce soient les questions relatives à la relève d'une entreprise, les gains en capital ou l'éducation.

L'organisation s'occupe également de la défense des droits auprès du gouvernement, elle accorde de la formation aux conseillers, elle offre des cours et elle a préparé un répertoire sur les conseillers accessible par quiconque sur leur site. Elle compte quinze branches au pays représentant 1 000 membres des entreprises familiales, notamment de membres notables comme Purdy's Chocolates dans l'Ouest et la famille Molson dans l'Est.

La Fédération canadienne des entreprises indépendantes, qui célèbre ses trente-cinq (35) ans, est active dans une autre direction. Plutôt que d'offrir de rencontres au sein de petits réseaux, « elle est d'abord et avant tout un organisme de défense des droits, » indique la présidente Catherine Swift. « Fondamentalement, nous donnons une voix à nos membres auprès de divers paliers de gouvernement au pays et du secteur des services financiers —banques, compagnies d'assurance, services publics, » par exemple. Elle offre également un vaste éventail de services pour ses membres, beaucoup de ces services sont également accessibles aux personnes non membres, par l'entremise du site Web.

Si vous rencontrez un problème avec le gouvernement ou un fournisseur, la FCEI viendra à votre secours, mentionne madame Swift. « Nous avons causé suffisamment d'ennuis aux différentes institutions, elles savent qu'elles doivent répondre lorsqu'elles reçoivent un appel de la FCEI. »

L'organisation est également un point d'accès unique « La base des affaires », qui offre à ses membres des renseignements permettant d'effectuer de meilleures transactions auprès des institutions financières, des conseils sur les changements dans la législation, comme les exemptions pour gains en capital, les réductions d'impôt et les lois en matière de confidentialité, par exemple.

« Nous voyons poindre une crise importante à l'horizon en terme de planification de la relève et des besoins, » indique madame Swift lorsqu'elle parle de la génération du baby-boom qui veut quitter ses entreprises. « Nous souhaitons aider les entreprises à s'y préparer. »

L'organisation négocie également des réductions pour ses membres pour l'accès, entre autres, à des services de télécommunication, de messagerie et des services bancaires.

GROUPES DES FEMMES

Plusieurs femmes propriétaires d'entreprises s'intéressent aux organisations pour femmes. « Je ne sais pas si elles font face aux mêmes problèmes que les hommes. » admet Anne Day, fondatrice de Company of Women (http://www.companyofwomen.ca/) une organisation de la région du Grand Toronto qu'elle a fondé il y a deux ans. Elle a découvert que de nombreuses femmes font face à des incertitudes quant à leur choix et elles peuvent craindre de poser des questions devant les hommes d'autres associations d'affaires. « Elles sont confiantes de pouvoir poser des questions bêtes et de rejoindre d'autres femmes qui vivent des problèmes semblables. » L'organisation donne aux femmes l'occasion de sortir de la maison, où nombre d'entre elles travaillent. Elles sont organisées en petits groupes de 10 à 12 femmes, ainsi elles ne se sentent pas accablées. Les membres sont vraiment surprises lors des rencontres lorsque toutes ont le même sentiment, indique-t-elle, que ce soit à propos du marketing, du flux de trésorerie ou de la dotation en personnel.

L'organisation compte 362 membres, y compris des entrepreneures de pompes funèbres, des voyantes, des avocates, des comptables et des dessinatrices de mode. « Nous sommes passablement éclectiques, » mentionne madame Day qui espère faire croître l'organisation.

En résumé, il existe un groupe de soutien pour tous vos besoins. Ne craignez pas de demander.